mardi, 17 octobre 2006

L’impossiblité de la douceur

L’impossibilité du silence.
Dans ma tête, impromptu, un bruit insignifiant persiste,
Je suis perdu, tout tourne sur soi-même
Les mêmes réflexes, les mêmes ressorts
Tout détourne de la voie, celle là même
Elle, cette vie qui nous reste à chaque souffle perdu
L’impossibilité de mourir, rire de vivre
Il faut rire de jouer à la vie
On étouffe de trop d’épaisseur d’espoir
On suffoque de trop de peur
L’impossibilité d’être un être
Homme, femme, enfant, animal
Jeune vieux, vieux systèmes sous-pression
Quel est le lien ? Qui relie, avec quoi ?
Quel est le sens de tout ceci ?
Tout tourne autour de soi
J’ai pleuré d’être trop conscient
Ému par la démesure du chantier
Un bruit, non, une musique, non, une note
Non, un message, non, une simple lettre
Non, je ne sais pas, je n’ai pas la clé
Je ne sais pas, je ne sais rien
L’impossible repos
Calme et abnégation, urgence et attente
J’étais assis sur un banc, dix minutes
En face un mur de pierre suivi d’arbres et d’un ciel
J’ai regardé dans ma main une feuille à moitié verte
J’étais venu chercher une dédicace, un dessin en fait
Un dessin fait au blanco, le blanc qui efface
Il représentait un homme allongé, un peu souffrant…
Un peu comme du Egon Schiele
J’étais content d’avoir attendu et fait quelques kilomètres
Et perdu du temps
Ce temps n’a pas souffert, je l’accompagnai de toute ma chair
J’étais bien, j’accompagnai une prière, une énergie
Les idées n’ont aucun intérêt, la pensée encore moins
De vieux systèmes indigestes qu’il faut voir se liquéfier
L’impossibilité du sec, du liquide, du froid, du chaud
Je suis revenu, sec et froid, pas chaud
Je n’ai plus rien à pleurer, plus d’excuse
L’impossibilité d’une excuse
Faire ce qui doit être accompli
Faire et défaire, déplier, déchirer et jeter
Déplaire, déserter, se retirer des choses qui meurent
Sur un plan d’éternité, je suis là, non loin
Plus haut, plus bas, en dedans, en dehors
Entre la matière.
J’aime le réconfort de l’effort, la côte
Côte à côte, j’aime être à côté
C’est plaisant, doux
L’éternité est à côté de la douceur
De l’effort pour la douceur
Prendre soin pour soi, donner
Donner, c’est prendre soin
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vendredi, 22 septembre 2006

...souvenir cellulaire +/-

Après la mort, il y a la vie. Après la vie… il y a la mort. Et après ? Et à la place ?
Toujours en gestation dans le placenta centrifugeur de la terre. Des hommes et des femmes naissent, génèrent d’autres humains et meurent. Pourquoi poser la question de la vie? Quelle regard pose t-on sur la non-vie ! Vivre n’est pas garder, sauvegarder, continuer l’expérience.
Humain, trop humain, non résolu à se satisfaire de sa condition, enfante ses défunts. Au bout, il y a la révélation orgastique, le paradis de la sérénité, l’absolution du protecteur, la réponse à la question. La question à la réponse. La question à la question.
Deux héros entrent en fusion, un embryon de vie est. Errance au bout de l’artifice, au bout de l’expérience.
Dans notre noyau sociétal mégahyperego, à la lueur du corps occidental, paresseux. La Machine scientifique, sociale, économique et culturelle d’entre les hommes normalisés.
Sur nos nuages acides, tous nos résidus ennemis. Une pensée aveugle. Un pansement sur l’histoire. La réalité est devenue un réel ectoplasmique, une princesse et un prince d’un autre temps.
Homme de chair. Impotent. Urticant. Errant de lumière en lumière. De sucré en sucré.
Ecouter, toucher. L’autre.
Ce qui fait l’Homme dans ce chaos complexe, c’est son rapport à l’humain. Ce n'est pas à sa prochaine mutation qu’il pense. Mais à force de suffoquer, dans ce corps-machine, le mieux pour lui, pour son espèce, c'est peut-être de refaire un premier pas.

samedi, 09 septembre 2006

sondage VSD

VSD n°1331 du 27/02 au 5/03 2003 (sexe : les femmes prennent le pouvoir !)

Extraits :

« Nouveau terrorisme : celui de la jouissance féminine obligatoire, de l’érection presse-bouton, de la pénétration pure et dure, de l’éjaculation retardée, de l’orgasme multiplié. »

« 42 % des femmes déclarent s’être déjà masturbées contre 19 % en 1970 »

« Les boîtes d’échangistes parient davantage sur elles… les femmes prennent l’initiative de l’échange, se draguent beaucoup entre elles. Ce n’est pas rare de voir des hommes entre eux qui discutent au bar, la queue entre les jambes. »

« La plupart des femmes n’ont pas la vie qu’on étale sur papier glacé. D’où leur angoisse ! »

« Des études marketting nous ont prouvé que les femmes sont très intéressées par tout ce qui touche à leur plaisir. »

« Guides sexuels en France : Hot sex de Tracey Cos ou 200 façons de rendre fou un homme au lit ou comment bien faire l’amour à un homme »

« La VPC reste donc toujours le meilleur moyen de dégoter un gadget sexuel. »

« Un petit tour sur laredoute.fr, et l’on s’aperçoit que les appareils masseurs sont devenus des vibromasseurs (huit modèles) »

« Au sous-sol du magasin parisien Woman de Sonia Kyriel, vient d’ouvrir un espace érotique et vend des vibromasseurs (activateur clitoridien) ou godemiché. La liste d’attente déborde, les clientes réservent, paient d’avance et reviennent. »

« 7 % des femmes déclaraient utiliser un objet pour se procurer du plaisir. »

« On remarque une émancipation des femmes par rapport au porno. »

« Une étude américaine tente de démontrer : Quel type d’érotisme audiovisuel pouvait exciter une femme ?: Pas de gros plan gynécologiques, pas de performances sexuelles, pas d’insultes. La femme est valorisée, maîtresse de sa sexualité, elle est même dominatrice, intelligente. »

« Le British Medical Journal accusait récemment les grands laboratoires pharmaceutiques d’avoir imaginé un syndrome, la « dysfonction sexuelle féminine », pour créer de toute pièce un nouveau marché : celui du Viagra pour les femmes. »

« Aux Etats-Unis, deux rapports sexuels par semaine contre quatre du temps de leur grand-mère…le stress de la vie moderne. »

« La plupart des laboratoires pharmaceutiques investissent dans le secteur de la défaillance sexuelle féminine, quitte à inventer le terme « d’impuissance féminine . »

« La sexualité est davantage liée à un contexte émotionnel, affectif. »

« …une réponse mécanique et périphérique chez la femme ménopausée ».

« Le PT-141, censé exciter les femmes (spray nasal) » .

« Mise sur le marché, en février, du Cialis, une pilule jaune paille concurrente du Viagra…(béquilles du plaisir). »