mercredi, 11 juillet 2007
(ô)vules congelés de Mélanie Boivin
Mélanie Boivin, une avocate et mère de famille, souhaite faire congeler ses propres ovules pour les mettre à disposition de sa fille atteinte d'un trouble génétique qui l'a rendue infertile. Au total, 21 ovules de Mélodie Boivin ont été congelés. Si elle menait à terme une grossesse avec les ovocytes de sa mère, Flavie pourrait donner naissance au demi-frère ou à la demi-soeur de celle-ci.
Flavie, la fille de Mélanie Boivin, est âgée de 7 ans. Elle est atteinte du syndrome de Turner, qui se caractérise par une petite taille et l'infertilité chez les personnes qui en sont atteintes. Le syndrome de Turner est une maladie chromosomique qui touche une femme sur 2500.
Le coût d'une fécondation in vitro est estimé à 2 500 euros, plus 1 500 euros pour un diagnostic pré-implantatoire.
...quand Œdipe eut grandi, un homme quelque peu ivre lui révéla, au cours d'un banquet, qu'il n'était pas le fils de Polybe. Il se rendit alors à Delphes pour connaître l'identité de ses véritables parents. Il eut pour seule réponse qu'il tuerait son père et épouserait sa mère...
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dimanche, 10 juin 2007
humain sans histoire
Depuis quinze ans, je m'interroge sur les nouveaux moyens de transmission de l'espèce humaine (clonage, tri génétique, éthique, ogm, etc...) dans un contexte de consumérisme absolu. Les problèmes que rencontrent les inclus et les exclus de la société de consommation subissent la même pression socio-éco-mediatico-scientifique. Evidemment les moyens sont différents que l’on soit nanti ou non...
Dans cet immense processus de transformation engagé tout au long de la vie par l’homme, il n'est pas toujours aisé d'assumer sa singularité. Coincé entre la "norme", la loi, les usages collectivement admis, et notre propre cheminement, nous cherchons à la sueur de notre front, et des croyances, l’air le mieux respirable. Nous cherchons de toutes nos cellules à découvrir ce qui motive notre désir d’action et de transmission. Et au fond, cette vie qu'il faut sans cesse formuler, re-formuler, cette vie qu’il faut entretenir pour se protéger du pire, pour se construire individuellement, être, transmettre et recevoir sont pour moi, trois notions dominantes qu'il est nécessaire de souvent remettre à jour...
Le temps passe... il ne faut pas se disperser et en même temps, nous sommes un aux multiples facettes. Je suis tout ce que j’aime. Je suis tout ce à quoi j’aspire. Je suis tout sauf rien. Parfois je me sens Rien. Chose absente. Je suis ce que j'ai, je suis ce que je prend. La nature reprend ses droits, la vanité aussi, comme elle(s) a peur du vide?…
Bien malgré nous, nous perdons le fil de quelque chose qu'on croyait posséder: un identité chaque fois congédiée à l'avantage du profil type du moment, une unicité impossible, une individualité qu’il faut conquérir chaque jour. Perdre ses repères, les partager, interagir, ensemble!?... Transmettre l’imperfection, le doute... l’envie de bien naître, de bien être, de bien faire pour soi et pour l’autre?! Dépister, contrôler, gérer...
L'espèce humaine sait elle encore transmettre? Elle communique, fait du bruit, ébruite, évente… jardine son petit ego, le politique invoque le principe de précaution, le scientifique cherche, tente l'improbable promesse chaque fois qu'il peut le faire. Pour tout ce que nous ne sommes plus prêt à (rece)voir: la mort, le handicap, la différence. Pour cela, on se bat. Avec nos contradictions...
Plus d'histoires... une carte postale, un cliché auquel on adhère, remplace peu à peu la mémoire de chacun.
Refaire de l’humain, pas une machine à répéter. Parfaire l'humain en lui insufflant de nouvelles conduites et en maintenant son inconscient collectif au delà de son nombril et de ses peurs. Qui peut aider dans cette invariable tache?
16:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bioart, dolly, génétique, clonage, naître, enfant, laboratoire
samedi, 09 juin 2007
KID OR NO KID
"Les femmes n'ont plus le droit de se plaindre : La grossesse aujourd'hui, c'est une batterie de tests, des courbes de poids ou de température, des interdits tous azimuts, et des dogmes en cascade." La surmédicalisation qui accompagne désormais les grossesses "flirte avec la "perfectionnite", le grand mal du siècle". "Puisqu'on a les moyens, la grossesse est censée être parfaite."déplore Chan Huel, gynécologue obstétricienne à Robert-Debré.
Au nom de l'égalité de l'accès aux soins, les situations d'infertilité (un couple sur six liées à une maladie (absence de spermatozoïdes ou maladie héréditaire chez l’homme et obstacle au niveau des trompes utérines ou au niveau du col de l’utérus) ou à l’environnement (La France est le troisième consommateur mondial de pesticides…) peuvent elles et doivent elles dans tous les cas être prises en charge par la solidarité nationale ? Une tentative d'AMP coûte entre 3 500 et 5 000 euros.
Selon les derniers chiffres de l'Agence de biomédecine, 113 000 tentatives d'AMP (Assistance médicale à la procréation ) ont été recensées en 2004 et 17 791 enfants seraient nés grâce à cette technique.
Il faut compter sur la réduction embryonnaire", qui consiste à éliminer un ou plusieurs embryons afin d’éviter chez la mère le risque de grossesses multiples.
La "réduction embryonnaire" est elle éthique à l’instar d’une IVG légalisée ?
Comment fait un couple qui divorce et se dispute la propriété de leurs embryons congelés ?
Ou sinon, le livre de Corinne Maier qui publie "No kid, quarante raisons de ne pas avoir d'enfant" en 2007
Corinne Maier.jpg
08:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bioart, dolly, génétique, clonage, naître, enfant, eugénisme




